AGACEMENTS

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LE BOUFFON-ROY ET L'OURS

Salut mes canards,

 

Le 20 janvier 2017 restera à jamais marqué comme le jour qui aura vu un pantin ridicule accéder à la tête de la première puissance mondiale.

Le peuple bovin gavé d’ice-cream et de coca-cola a cédé aux chimères des promesses intenables d’un milliardaire mégalo persuadé que l’on peut diriger un pays comme on pilote un business.

Ce matin il se sera levé, lavé, rasé, aura flatté la croupe de sa régulière siliconée à grands coups de queue histoire de canaliser un excédant de testostérone afin ne point bafouiller au moment de la prestation de serment. Le brushing impeccable de ses implants capillaires, le costume parfait, les canines luisantes au soleil,  il montera sur l’ultime marche du pouvoir, fier de sa puissance, boursouflé d’orgueil, prêt à écraser tout ce qui se mettra sur sa route, pour fracasser sa nation sur le mur des réalités économiques.

Alors, plus tard,  il se repliera sur lui-même, trop fier pour admettre ses errements, rejetant la faute sur les autres, sur les milliardaires qui ont financé sa campagne, ceux-là même qu’il a nommé ministres pour les remercier, comme le maître distribue des lambeaux de chair à ses molosses affamés, comme le marchand négociant les contreparties d’un marché de dupe.

 

Loin de là, l’Ours sort de sa tanière, déploie ses muscles comme autant de phénix renaissant de leurs cendres, prêt à engloutir sa part du gâteau. Patient, il aura avancé ses pièces d’échiquier au fil des ans pour se préparer à étendre son emprise (empire ?) sur le reste du vieux continent.

L’élection américaine lui fournit un allié de choix en la personne d’un bouffon même pas charismatique, mais acquis à sa cause. Poutine,  doit se frotter les mains.  Volonté à peine masquée du maintenant président d’outre Atlantique, laisser l’Europe se débrouiller avec sa propre défense : quitter l’OTAN, voilà peut être ce que sera l'une de ses premières décisions. A moins de se servir de ce levier pour imposer l’ouverture de nos frontières à je ne sais quel poison transgénique. Choix cornélien pour les européens : se soumettre aux volontés d’un démagogue populiste colérique ou risquer tôt ou tard de céder à la pression venue de l’est.

 

 

Reste une option pour l’Europe, potentiellement créatrice d’emploi et de croissance : faire tourner nos usines d’armement afin d’être en capacité de montrer les muscles face à « Vlad’ le rouge ». Option qui ne réjouira pas les pacifistes bornés, mais qui a au moins le mérite d’un pragmatisme de bon aloi en ces temps troublés.

Vieille Europe, il te faut réapprendre à te défendre seule si tu veux rester dans la cour des grands et ne pas servir de repas aux superpuissances.

Ou bien apprendre le Russe.

 

A+



20/01/2017
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