AGACEMENTS

AGACEMENTS

Un Mélodrame pour le Pouvoir

Salut mes canards,

 

L'automne est bien là, installé dans sa froidure humide et ses feuilles mortes jonchant les trottoirs de nos rues grisâtres.

Alors forcément, il faut se réchauffer. C'est d'ailleurs peut être pour cela que ça chauffe pour savoir qui dirigera l'UMP. C'est le feuilleton politico-dramatique national du moment...

 

On retient son souffle.

Le suspense est intense.

Les machoires sont serrées à faire éclater les dents.

Marcel et Germaine ne vivent plus.

Les chiens sont en arrêt la truffe au vent.

Les curés bandent mou.

Les partisans et adversaires du "mariage pour tous" osent à peine s'affronter.

 

Mirmidon misère de grenouille, qui de Copé ou de Fillon l'emportera ? C'est vrai quoi, on a que ça à penser en ce moment.

 

Trêve d'ironie.

 

Oui, trêve, parce que la situation est en elle même très cocasse et se suffit à elle même pour déclencher une inextinguible hilarité.

Aujourd'hui, deux ténors de la droite s'en mettent plein la figure sous les yeux indignés du leader socialiste désigné, Harlem Désir. Ce qui me fait marrer, c'est qu'il y a quelques années, au congrès de Reims, on assistait à la même comédie, mais dans le camp d'en face. Depuis, Aubry a quitté la direction du PS en ratant la marche de la présidentielle et Royal ne cesse de couler. Prenez en de la graine !

A l'époque, Copé fustigeait le PS qui allait de défaites en déculotées électorales en se plaignant de l'absence de cohérence dans la ligne directrice de ses adversaires politiques. Aujourd'hui, il participe largement au désordre dans son camp.

 

Fait étonnant, les militants UMP se sont exprimés hier et il est encore impossible à l'heure où j'écris ces lignes de connaitre le nom du vainqueur du scrutin. De part et d'autre on revendique la victoire et l'on dénonce en même temps des irrégularités ; bel exemple de démocratie Messieurs !

 

Vous qui prétendez à un moment où à un autre diriger le pays, vous donnez une bien pauvre image de vous même.

Votre soif de pouvoir vous fait perdre tout recul et les conséquences donnent du grain à moudre à vos adversaires qui doivent sourire de vous voir ainsi donnés en spectacle.

Votre élection, lamentable exercice de style pour la forme, est le reflet d'une certaine idée que vous devez avoir de la démocratie.

Comment imaginer un seul instant qu'après la promulgation officielle des résultats vous puissiez, ensemble, vous accorder pour parler d'une seule voix ?

Comment croire un seul instant que, l'un comme l'autre, vous saurez être un supporter sans arrière pensée du vainqueur de ce scrutin partisan ?

A d'autres s'il vous plait.

 

A l'évidence, aveuglés que vous êtes par la perspective de poser votre cul dans les fauteuils du pouvoir suprême, vous oubliez que, chemin faisant, vous pouvez être vous-même les artisans de votre déroute.

Pendant que vous cognez, d'autres pourraient en profiter pour préparer l'avenir.

Le leur, ne rêvons pas !

 

L'Histoire parlera.

 

A+

 



19/11/2012
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